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Rupture d'un plancher suite à un dégât des eaux – SP-BATIMENT, Chartres

Top story de la semaine : Plancher rompu suite à un dégât des eaux

Top story de la semaine : Plancher rompu suite à un dégât des eaux

Top story de la semaine : Plancher rompu suite à un dégât des eaux

La top story de la semaine se passe dans une maison de ville à Chartres. Comme nous le savons, les problèmes causés par les dégât des eaux, peuvent avoir des origines aussi diverses que variées, mais leur absence de traitement en temps et en heure, engendre inévitablement des dégâts plus important sur la structure du bien concerné.

Cette semaine, nous avons été confronté à la résultante d'un dégât des eaux qui est survenu 6 mois auparavant. La problématique rencontrée est très simple, et peu arriver à n'importe qui. Ceci étant dit, un bâtiment ancien est structurellement parlant plus fragile comparé à un bâtiment plus moderne. En effet, les contraintes et les normes de constructions actuelles sont bien résistantes à la déformation que les pseudos normes anciennes.

L'erreur faite en rénovation est de ne pas prendre en compte la résistance à la déformation des bâtiments anciens, et de faire une rénovation sur de l'ancien, comme si on le faisait sur du neuf.

Problématique rencontrée : un simple dégât des eaux.

La problématique rencontrée est à priori on ne peut plus banal. En effet, il est courant dans l'immobilier, et vous avez sans doutes déjà été confronté, ou le serez sans doutes plus tard à un dégât des eaux. Cela peut être le cas particulièrement si vous vivez en immeuble. Le dégât des eaux est un incident qui se produit lorsque les eaux empruntent un circuit d'écoulement qui ne leur est pas destiné, dégradant ainsi les matériaux auxquels elles seront confrontées (bois, plâtre, installation électrique, etc...).

C'est suite à un siphon de douche bouché, que le dégât des eaux s'est produit. Le locataire de cette maison a tenté tant bien que mal de le déboucher en utilisant une tige en acier, ce qui a eu pour conséquences de percer le siphon et à conduit sans qu'il ne s'en rende compte au présent dégât des eaux.

La réaction tardive s'explique car la laine de roche qui isolait le plafond inférieur (pour remettre le dégât des eaux dans son contexte, il s'agit d'une salle de bain située au première étage de cette maison de ville située à Chartres), imbibée retenait telle une éponge l'eau qui s'écoulait jusqu'à saturation. C'est alors que le dégât des eaux a été constaté, lorsque l'eau coulait par le faux-plafond.

Quelle est l'étendue des dégâts ?

Tout part d'un siphon bouché, la première chose à réaliser reste le débouchement des canalisations et le changement du siphon de la douche qui fut percé par le locataire. Outre le circuit d'évacuation des eaux usées, plusieurs problèmes adjacents sont arrivés tel un enchaînement de cascade.

La deuxième problématique rencontrée est la dégradation de la laine de roche qui isolait le plancher/plafond de cette salle de bains. Les choses auraient pu en rester là, malheureusement le fait est que les solives du plancher n'ont pas tenu. En effet sur un bâtiment ancien, comme expliqué dans les prémices de cet article, le solivage est souvent vétuste et inadapté à la charge qu'il doit supporté.

La dégradation des solives à conduit à la rupture de deux d'entre-elles et notre intervention in-extremis par la mise en place d'un étayage aura permis d'éviter le pire.

Quelles sont les erreurs commises ?

En ce qui me concerne, je parlerai du point de vue non pas des assureurs, mais de l'entrepreneur. Il faut savoir que l'on est sur une maison ancienne, des murs en bauges avec des fondations incertaines (correspondant aux standards de l'époque). La première erreur est une erreur de structure. Connaissant la structure de la maison, l'artisan qui a effectué la rénovation, ne pouvait pas ignorer la fragilité des bâtiments anciens. Cette salle de bains comme l'ensemble de cette maison dispose d'un plancher d'étage réalisé en terre sur lattis. C'est ainsi que l'on réalisait les planchers à l'époque. Le revêtement qui recouvrait le sol initialement était de la tomette.

Plancher en terre sur lattis

La première erreur que je relève est le fait d'avoir rajouté du poids sur une structure ancienne et instable. En effet, la chape en béton de mise à niveau plus le carrelage en double encollage à rajouté du poids sur la structure ancienne.

La deuxième erreur, commise par le locataire comme nous l'avons vu en amont, le percement du siphon par une tige en métal qui a conduit au dégât des eaux que vous connaissez maintenant.

Quelles solutions peut-on apporter ?

Avant le dégât des eaux

Il y a deux moments à prendre en considération. Le moment premier est celui avant le dégât des eaux qui est arrivé dans cette maison située à Chartres. Lors de la rénovation de la salle de bains, l'artisan ne pouvait ignorer la fragilité de cette maison de par sa conception, mais aussi par la présence de fissures à l'extérieur.

La première chose qu'il aurait été judicieux de faire aurait été de réaliser un dépôt de l'ancien sol en tomettes. En effet, la tomette en terre cuite, à un poids relativement important qu'il aurait convenu de retirer avant de procéder à la réfection du sol de cette salle de bains.

Le choix d'une chape de mise à niveau sur un sol ancien, n'est pas forcément une mauvaise chose, toutefois il aurait fallu s'orienter sur une chape en béton alléger. Il faut privilégier un béton fibré qui est plus sujet à déformation.

Après le dégât des eaux

Après le dégât des eaux, il faut malheureusement renforcer la structure. On ne peut pas simplement changer les solives pourries et penser que tout ira bien dans le futur. La première chose qu'il faut faire c'est renforcer les murs porteurs. La présence de fissures atteste sur l'écartement des murs qui ont une charge à supporter plus importante que leur capacité. Pour ce faire, nous préconisons la réalisation de chaînages horizontaux sur les murs porteurs des solives.

La deuxième chose à prendre en considération reste le solivage. Pour garder l'aspect de la maison, il convient de garder des solives en chêne d'une section de 25 cm, contrairement aux poutres initiales qui font 18cm. Comme nous l'avons vu, le plancher a été surchargé, il y a donc des contraintes plus importantes et les poutres de 25 cm en chêne massif répondent aux contraintes de déformations admises pour la charge supplémentaire).

Nous préconisons également afin d'étayer les solives la réalisation d'un support contenant de piliers en béton verticaux sur lequel viendrait se poser une poutre horizontale afin d'étayer les nouvelles solives au moins sur la partie la plus fragile de l'édifice.

Ces travaux ont pour but de renforcer la structure, par la suite il convient de refaire l'évacuation des eaux usées de la douche.

Conclusion sur ce dégât des eaux

Si vous suivez la série des Top stories, une fois n'est pas coutume, le dégât des eaux est un incident on ne peut plus banal. Dans les séries à venir, vous serez surpris de voir qu'un dégât des eaux peut avoir une infinité d'origines. La question sous-jacent à laquelle je vais répondre dispose des suivantes :

Ce dégât des eaux aurait-il pu être éviter ? La réponse est oui et non, tout le monde ne réfléchit pas de la même façon et bien qu'il puisse paraître stupide de vouloir déboucher un siphon en PVC en y enfonçant une tige métallique, on ne sait pas comment la personne lambda se comporterait face à cette situation.

La deuxième réponse que l'on peut apporter est que l'enchaînement de cascade, était inévitable. En effet, le plancher était déjà surcharger et le dégât des eaux n'a fait qu'accentuer la rupture de ces solives qui n'étaient pas adaptées à la charge qui leur a été imposée.

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Stan Piotrowski

Je suis gérant de la SAS SP-BATIMENT. A travers les nombreux articles publiés sur le blog de notre site, je vous partage mon expertise à travers mon expérience et mes conseils. Je répond volontairement à toutes vos questions. Pour ce faire utilisez la section commentaire ci-dessous.

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